Hier soir j’ai vu mon premier film du Festival à 22H à Un certain regard. C’était en fait trois moyens métrages de Michel Gondry, Léos Carax et Bong Joon Ho (le réalisateur de
l’excellent the Host). La compilation s’appelait Tokyo ! un peu comme il y
avait eu Paris, je t’aime.
Avant la projection, Thierry Frémaux (sélectionneur et délégué général du festival) a présenté les trois réalisateurs et leurs acteurs, le tout dans une très bonne ambiance grâce à la présence cloonesque (rien à voir avec George Clooney, je précise) de Denis Lavant. Mais à la fin, le public à applaudi et à quitté très vite la salle, un accueil plutôt tiède pour un film inégal, j’ai beaucoup aimé le Gondry, j’ai été touchée par le Bong Joon Ho qui parlait des Hikikomori, ces personnes qui décident un jour de vivre seules, sans jamais sortir de chez elles, enfin je n’ai pas trop aimé le Léos Carax qui s’est visiblement bien foutu de la geule du monde en écrivant le scénario, et puis les longues scènes de dialogues dans un borborygme inconnu non sous-titré m’ont d’abord amusé, puis sérieusement ennuyé.
Après une nuit courte et pas très bonne, ce matin il pleut. J’ai attendu 3/4 d’heure sous un fin grésil pour aller voir le Dernier Maquis, distribué par Sophie Dulac. C’était très intéressant, un propos très subtil sur le travail, sur la religion (l’Islam) et sur l’exploitation de la foi... Malgré des images étonnantes dans un décor digne de New York suédé en palettes peintes, j’ai trouvé les scènes longues, le rythme lent et j’avais froid. J’étais transie dans mon pull mouillé, mes cheveux humides me faisaient frissonner.
Alors au lieu d’enchaîner sur une autre film, j’ai acheté un ciré à capuche. Maintenant je suis au sec, et j’essaye d’envisager ce que je vais bien pouvoir mettre ce soir pour ma première montée des marche à 22H30, je vais voir le film Turc de Nuri Bilge Ceylan, les trois singes. A la perspective de devoir mettre des escarpins et une robe sous la pluie, je suis déjà glacée. Dur, dur la vie de star de tapis rouges !