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Vous êtes nombreux à venir chercher sur ce blog des infos sur la série Hard réalisée par Cathy Vernet, un de mes gros coups de coeur TV. Après ma chronique dithyrambique, dans ces pages, j’espère que certains d’entre vous ont eu la joie de découvrir cette série sur Canal + .
Pour les autres, bonne nouvelle voici le lien vers les 6 épisodes de la série. Une cession de rattrapage ouverte à tous, gratuite et en treaming.
Merci à Myriam pour l’info...

Qui a dit que les chats élevés en appartement ne savent pas chasser autre chose que des joujoux en plastiques ?


En tout cas, le mien à presque 4 mois a chassé son premier oiseau. Un petit merle qu’elle a d’abord capturé et ramené dans le salon. Il avait déjà une aile cassée, et je l’ai sauvé des griffes
des deux chats et relâché dans le jardin. Mais dès le lendemain Dune l’a récupéré et elle a finit par l’épuiser et le tuer à force de le secouer.


Après cette rude partie de chasse, Dune a dormi près de Max chacun couché d’un côté de la margelle du puit.

Lorsque on a lutté longtemps contre soi-même, contre la maladie ou le stress, contre nos vieux démons ou de nouvelles angoisses vient toujours un moment ou tout va mieux sans raison. C’est la
rémission.
D’un coup le poids qui courbait nos épaules disparait alors qu’il était devenu comme une partie de nous. Le soleil mordant devient une caresse qui réchauffe nos os. Tout est transfiguré, le monde n’a jamais été aussi beau. Et pour cause, ça ne va pas durer. Les heures passent et l’angoisse va revenir. Mais entre temps on a envie de vivre, d’y croire, on se sent enfin prêt à lutter.
La rémission des malades est impressionnante. J’ai déjà entendu des mourants si volubiles sur leurs heures à venir et tous les projets qu’ils allaient faire demain que j’ai même cru à leur guérison prochaine. J’ai besoin de cette dose d’optimisme aussi irrationnelle que le pessimisme qui me mine parfois.
Dans ces moments de calme retrouvé, ce n’est pas du bonheur, mais de l’apaisement qui m’enivre, une sorte de foi religieuse. Oui ce soir je veux croire que je ne suis pas la seule à regarder le miroitement de l’eau et à rêver de vol plané.
Comment Dune s’est retrouvée toute seule à la piscine ? Vous le saurez en lisant le roman photo du jour.
Max & Dune "Brève rencontre dans le patio"
Voilà plus d’une semaine que Dune la Tonkinoise partage la maison de Max le fier Hidalgo et ce dernier ne l’a toujours pas remarquée - dur pour une Tonk - Leurs destins se croisent, sans nouer de lien. Une fois par jour ils se retrouvent nez à nez (littéralement) et l’un des deux se détourne fatalement. Dune fait semblant d’avoir vu une mouche, mais le plus souvent c’est Max qui part souverainement en lui montrant son cul.
La vie des chats est ainsi faite, on choisit ses amis, mais pas sa famille.
Aujourd’hui, voyant que Max n’était pas si méchant malgré son air féroce et son oreille fendue, Dune a tenté une approche subtile. Mais qu’avait-elle derrière la tête ?
Attendre que Max fasse la sieste...
Je lui fais mes yeux de velours...
Il s’en fout un peu, il regarde le vide et va bientôt s’endormir...
La preuve à vol d’oiseau il y a moins d’un mètre entre nous. Je tremble. On fait semblant de dormir comme deux chats épuisés par notre journée de sieste. Allez j’y vais!
Hou là là, il ne dort plus... Je lui montre un nouveau jeu (celui ou je prend sa queue pour un jouet mécanique, vous connaissez ?)
Là il est pas content et en plus il feule, il veut pas jouer ? Je retente quand même un petit coup de patte, même pas peur !!!
A tous ceux qui s'en foutent des histoires de chats, désolé mais se blog consacré à la fiction est actuellement en mode été, donc roman photo avec les acteurs
que l'on trouve sur place... Dès la rentrée je promet une ligne éditoriale plus sérieuse.

Après une journée à l’atmosphère lourde, j’ai enfin repris mon rythme de travail -un scénario par jour- à cette différence près que je lis dans un hamac au bord de l’eau et
que j’écris mes fiches dans le soleil du matin qui baigne la terrasse en mangeant mes tartines préférées, celles à la confiture de framboise. Ca n’a l’air de rien, mais ce n’est pas
forcément plus facile de résister aux appels des sirènes du large quand on est si proche de la mer.
Malgré tout je tiens le cap, d’ailleurs n’ais-je pas accepté du travail pour la semaine prochaine ce matin ? Les vacances tardent à venir, mais les Assedic également, c’est pourquoi au
final le travail s’impose.
Et puis je dois me l’avouer, j’utilise à plein les excuses qui me détournent du retravail sur mon roman... Avant de rencontrer Tibo Bérard je ne savais pas comment le reprendre. Maintenant que je sais, j’attend le moment propice et je recule devant l’obstacle. C’est toujours comme ça, je préfère attendre d’être dos au mur. Et puis surtout je n’aime pas dire quand je travail car je n’aime pas rendre de comptes si ce n’est à moi-même. Du coup j’affirme que je ne fais rien, et puis un jour j’avoue que j’ai travaillé.
Donner l’illusion de la facilité, du résultat sans efforts, c’est mon snobisme à moi. Alors je préfère montrer mon chat au plus grand nombre, comme un écran de fumée qui cache ma véritable
activité...

Dune au travail, sponsorié par Apple !


Cela ne se voit peut-être pas, mais la miss est en train de change de couleur, son pelage fonce lentement en commençant par l'arrière et l'arrête du dos...
Avec Max c'est toujours l'entente cordiale sans effusions ni violence... Ils profitent de la piscine.

Ais-je précisé que je déteste le 14 Juillet ? Parce que j’ai une trouille bleue des pétards et des feux d’artifices (que je n’apprécie que de très très loin). J’aime pas non plus les
défilés militaires, les chasseurs qui volent en rase motte au dessus de Paris, les uniformes, les tanks, les chars, les hommes qui marchent au pas.
J’aime les bals populaires et les bals des pompiers, mais plus pour regarder que pour m’y amuser. Par dessus le marché, j’aime pas l’idée de célébrer un truc sanglant et violent, une révolution à coup de têtes coupées. C’est pas gai pour moi un 14 Juillet. C’est les départs en vacances, les chiens abandonnés sur les aires d’autoroute, c’est l’été qui hésite encore à s’installer.
Et moi je tremble face au feu nourri des fusées de couleur qui retombent en pluie sur la foule. Je me souviens avoir cherché une épaule, n’importe laquelle pour me cacher et me réfugier. Je me souviens être restée seule face à ma peur. Parfois elle a de jolies couleurs et une forme de fleur dans le ciel, cette angoisse qui traîne au fond de moi.
Version transatlantique...



Voici Max,
le gros matou de 13 ans qui voit son espace envahit, mais sait rester stoïque en toutes circonstances.


C’est non seulement le titre de ce morceau de Justice dont le clip à défrayé la chronique et la toile, mais c’est surtout cet état de surtension dans lequel on se maintient à coups d’impératifs,
de deadlines, de conflits et de crises en tous genres.
Pour combattre ce fléau et tenter d’éviter la crise cardiaque dès 50 ans, j’ai essayé de travailler de chez moi, mais le voisinage douteux et la solitude ont eu raison du bonheur de se lever tard, d’éviter les transports et de n’avoir à supporter aucun boss acariâtre ou collègue râleur.
Puis finalement les deadlines existaient toujours puis ce que je me les impose, elles me hantent la nuit, ma mauvaise conscience me torture et impossible de me reposer sur mes «chers collègues» pour faire une part du boulot à ma place.
Alors pour lutter contre la solitude et l’autarcie volontaire, j’ai pris un chat. Mais là encore les câlins, les ronrons, les grands yeux aigue-marine ne m’empêchent pas de me réveiller paniquée au milieu de la nuit et si la bête ne dors pas à mes côtés : où est-elle ? Disparue par la fenêtre ouverte? Victime d’un accident domestique ? Des puces, des tiques ?
Pour échapper au voisinage et à Paris l’été j’ai migré vers le sud. Mais rien n’y fait, les scénarios me poursuivent et la rédaction de fiches au bord de la piscine se révèle un exercice plus frustrant que prévu. Je lutte d’autant plus qu’il fait beau et quand le ciel se couvre la déprime m’empêche de m’y mettre. Au lieu de profiter de la charmante compagnie de mes hôtes en vacances eux aussi, je subis leur désir de bricolage qui se manifeste en ce moment même par deux ponceuses électriques qui font vibrer à plein volumes les murs (d’habitude sereins) de mon lieu de villégiature.
Alors je commence à me dire que le stress, même issu de causes extérieures vient de moi. Que je ne sais pas lever le pied, dire non au travail (dans notre société c’est assez mal vu) et pas moyen non plus de vivre dans mon palais idéal. Ce lieu entre ciel et terre en plein Paris, mais calme comme une grande forêt, distancié du monde et pourtant en son centre... Si vous connaissez l’adresse, merci de me la donner, il y a bien un SPA quelque part qui propose ce genre de prestation pour 300 € de l’heure ?
Mais la réalité nous rattrape et le beau rêve s’efface devant les premières dérives : en se cachant derrière l’Europe, les états ratifient des traités aux relants nauséabonds. Sous la lourdeur administrative souvent raillée, le cap est mis à droite toute. A lire sur le sujet cet excellent article de courrier international (El Pais).
Alors à quand une extension européenne des mesures mises en place pour ficher les Roms en Italie ? Visiblement pas encore. Ainsi certains veulent éviter que l’histoire ne se répète, mais d’autres pour qui ceci n’est qu’un «détail» aspirent aux méthodes et à l’efficacité bureaucratique et lexicale qui a permis le génocide Juif il y a 50 ans.
Espérons que la vieille Europe n’aura pas la mémoire aussi courte que celle des hommes et des femmes qui la composent.
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